Des Leclercqz aux Declercq...

ou

Cinq siècles d'histoire d'une famille des Acren.

 par Jacques Declercq  

Fleurus 2000

 

            

Introduction

Si je livre aujourd'hui à la critique constructive cet essai généalogique sans doute imparfait et certainement incomplet, fruit d'un travail de plus de trente ans épisodiquement interrompu puis remis sur le métier, c'est qu'en matière généalogique il faut bien un jour se décider à publier le résultat des recherches entreprises.

Au départ simplement désireux d'aller à la rencontre d'un ancêtre médaillé de Sainte-Hélène dont la tradition familiale avait conservé le souvenir, j'ai au fil des ans été amené à aller toujours plus loin, animé par une soif légitime d'en savoir plus et encore plus.

Et pourtant, tous ceux qui ont effectué des travaux généalogiques en Hainaut savent à quel point il est utopique d'espérer de grandes découvertes depuis que la bêtise humaine a, en 1940, anéanti, par le bombardement de Mons, tous les espoirs d'une recherche de qualité.

En effet, dans cet incendie disparurent à jamais, parmi tant d'autres, toutes les archives de l'Ancien Régime qui concernaient les deux villages des Acren, mis à part les registres paroissiaux et d'état-civil qui se trouvaient alors encore conservés par l'administration communale .

Ceux-ci sont maintenant déposés aux A. E. T. Les registres d'Acren-Saint-Martin débutent, pour les naissances et les mariages, en 1615 et pour les décès, en 1713; ceux d'Acren-Saint-Géréon commencent en 1597 pour les naissances, en 1708 pour les mariages et en 1714 pour les décès. Un registre d'Acren-Saint-Martin, numéroté 5 dans les Tables, a disparu, ce qui rend parfois difficile la jonction entre le XVII° et le XVIII° siècles (les actes qu'il contenait ne sont connus que par les tables). D'autres lacunes existent également pour Acren-Saint-Géréon.

Ces registres sont pour la plupart rédigés en français; quelques actes le sont en latin et l'on notera quelques rares mentions en flamand.

Pour tenter d'illustrer quelque peu ces successions de noms et de dates fournies par cette source essentielle, j'ai été amené à effectuer des recherches complémentaires dans divers fonds souvent très importants et peu maniables où j'ai pu glaner deci delà l'un ou l'autre fait plus ou moins intéressant.

On trouvera ci-dessous la liste de ces fonds.

J'ai aussi exploité un certain nombre de travaux de généalogie, d'héraldique et d'histoire locale repris dans la bibliographie qui suit.

Je m'en voudrais de terminer cet avant-propos sans remercier chaleureusement toutes les personnes qui, à des niveaux divers, m'ont aidé dans l'élaboration de ce travail :

    - les membres des diverses branches de la famille qui m'ont fourni des éléments relatifs à l'état actuel de celle-ci, et plus particulièrement Mr Watrin, de Rebaix, qui m'a donné, outre des renseignements intéressants, accès à une large documentation iconographique relative aux branches de Rebaix et de Mévergnies;

    - le personnel des dépôts d'archives de l'Etat à Mons, Bruxelles, Ronse et Tournai, avec une mention toute particulière pour ce dernier, d'une part en rappelant le souvenir de son conservateur, Mr Jacques Nazet, homme probe et libre, qui nous a quittés bien trop tôt, et qui m'a soutenu dans ma tâche avec une fraternelle bienveillance, et d'autre part en faisant part de mes sentiments de gratitude à l'égard de Mme Chantal Fleurquin qui sait mettre avec gentillesse sa compétence au service de tous les chercheurs qui fréquentent ce dépôt.

    - Monsieur J. -P. Ducastelle, conservateur des Archives de la Ville d'Ath, qui m'a donné toute facilité pour accéder aux fonds du dépôt qu'il dirige.

    - L'abbé Léon Jous, bien connu dans les milieux généalogiques hainuyers.

    - Monsieur Raymond Duhaut, du Cercle d'Histoire de l'Entité Lessinoise.


 1. A titre d'exemple, le dépôt de Mons conservait, en 1872, des comptes divers (XVIII° siècle) et particuliers d'Acren, les registres aux plaids du magistrat et de l'office du baillage (1653 - 1696), les archives seigneuriales, les comptes de l'église et des archives du serment des archers d'Acren-Saint-Martin ainsi que des archives seigneuriales (1588 - 1791) d'Acren-Saint-Géréon; (L. Devillers: Notice sur le dépôt des archivres de l'état à Mons).

 2. Voir à ce sujet: Fleurquin et Vincent: Inventaire des microfilms des registres paroissiaux de l'arrondissement judiciaire de Tournai; et Douxchamps et Tefnin: Repertorium des anciens registres paroissiaux en Belgique.

3.  Au sujet de la tenue des registres paroissiaux en général, on consultera avec profit: M. A. Arnould: L'ancien état civil en Hainaut.


 
 
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